mercredi 8 janvier 2014

Pourquoi il ne faut pas interdire les spectacles de Dieudonné mais, très simplement, appliquer la loi


Les médias français (et pas seulement eux, mais aussi ceux d’autres pays et de (trop) nombreux intervenants sur les médias dit sociaux…) rabâchent ad nauseam l’affaire Dieudonné. Tant de monde semble découvrir en même temps que le triste clown est devenu un héraut de l’antisémitisme que l’on peut se demander si toutes ces personnes bien intentionnées étaient en hibernation ces dernières années.

La dernière idée en date est, on le sait, de faire interdire les spectacles de « l’humoriste ». C’est le nouveau cheval de bataille de Monsieur Manuel Valls (que j’aime bien mais que j’ai connu mieux inspiré) et le Président de la république lui-même s’implique dans ce dossier, nous apprend la presse.

Je passerai rapidement sur le fait que le battage fait autour de cet individu sert peut-être à masquer les résultats consternants de l’Etat en matière de lutte contre l’insécurité (voir les déclarations du général Soubelet dans Le Figaro du 6 janvier) mais aussi le fait que le chef de l’Etat avait fait de « l’inversion de la courbe du chômage » une affaire personnelle sur laquelle il avait engagé sa responsabilité. L’affaire Dieudonné tombe, donc, à pic, pour, comment dire... changer de sujet…

Non, il y a plus grave : la mesure que l’on veut prendre porte gravement atteinte à nos libertés.

Je n’aime pas Dieudonné et je suis certain qu’il est viscéralement antisémite et révisionniste, deux attitudes qui me répugnent. Mais la liberté d’expression est sacrée et la censure n’est jamais une solution acceptable.

Je m’oppose donc à la censure de Dieudonné, comme je m’oppose à ceux qui veulent établir des lois punissant le blasphème. Dans le monde anglo-saxon, on le sait, on peut tout dire et tout écrire et il fut un temps où , en plein cœur de Londres, à Hyde Park;, on pouvait voir un homme haranguer la « foule » en vantant les mérites du nazisme et un autre se faire l’apologue du communisme. C’est ainsi que je conçois la démocratie et la liberté. Ceux qui les suivent sont des imbéciles. Faire de leurs idoles des martyrs les rendra-t-il plus intelligents ? J’en doute.

J’ai le droit de blasphémer, j’ai le droit d’aimer ou de détester Dieudonné ou Alain Soral, j’ai le droit de mépriser et de condamner le communisme ou le fascisme, j’ai le droit de lire Céline ou Marx, j’ai le droit de regarder des films pornographiques. Mais je dénie ABSOLUMENT à l’Etat le droit de décider ce que je peux voir, lire ou entendre.

Et je pense que les idées se combattent avec des idées, pas avec la censure.

Par ailleurs je pense que l’on est en train de faire à cet épouvantable individu et à ses « idées » nauséabondes une énorme et détestable publicité gratuite (mis à part que, étant donné que ceci est le fait de ceux qui nous dirigeant, cette publicité est faite avec l’argent de nos impôts… )

Reste bien entendu que Dieudonné n’est tient de plus qu’un minable petit délinquant, multirécidiviste de surcroît. Il a été plusieurs fois condamné par les tribunaux, a organisé son insolvabilité et ne paye ni ses amendes ni les dommages et intérêts auxquels il est régulièrement condamné pour la propagande de ses délires répugnants.

Mais des lois existent, l’Etat ne serait-il pas plus crédible (et bien davantage dans son rôle) en les faisant appliquer plutôt qu’en créant une législation  ad hominem » qui ne peut qu’être désastreuse pour la démocratie ?

Laissons Dieudonné s’exprimer. S’il insulte une communauté, dénonçons le. S’il viole la loi, qu’on le poursuive pour incitation à la haine. S’il ne paye pas ses amendes, que l’on fasse exécuter les décisions de justices (à quoi servent les huissiers ?) et que l’on saisisse les recettes de ses spectacles. S’il organise son insolvabilité, qu’on le poursuive et qu’on le fasse condamner pour fraude fiscale, fraude sociale,  blanchiment d’argent et/ou en vertu du droit du commerce. Mais de grâce, ne touchons pas aux principes : ils sont plus importants que la misérable personne qui occupe les médias depuis plusieurs jours.

Et n’oublions pas qu’en empêchant cet homme de s’exprimer, on crée un dangereux précédent. Qui décidera, demain, ce qui peut ou non être dit, chanté ou montré ? Et au nom de quoi ?
 
Ce n’est pas dans cette société qui évoque à mes yeux la France de Vichy ou l’Union soviétique de Staline que je souhaite vivre.

4 commentaires:

  1. Ce qui est ennuyeux cher ami dans cette histoire c'est que si l'humoriste était un chef de parti politique raciste personne n'aurait réclamé son interdiction de parler : là réside le talon d'Achille des démocraties d'Etat

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  2. Appliquer la loi, oui, mais il ne paie quand même pas ses amendes et répand ses idées nauséabondes partout. Faut-il vraiment le laisser faire ? Mais interdire un spectable c'est vrai, cela ne sert à rien et peut-être un précédent dangereux comme vous le dites.

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    1. nous ne sommes pas oblige c est vrai d aimer tout le monde et heureusement moi je n ai rien contre dieudonne je ne l aime pas mais je trouve qu il a le droit de faire ses spectacles

      quand a ses amendes qu il ne paient pas si elles sont dues a ses spectacles qu il est interdit de les faire je ne paierais pas non plus

      donc si vous l aimez vous aller le voir autrement vous n allez pas

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  3. Rien qu'à lire les propos de cet attentiste de Monsieur Moniquet j'ai la nausée, des citoyens devraient réfléchir et analyser que le terrorisme arrange très bien le pouvoir dictateur hégémonique aux bénéfices de cet élite du grand banditisme assassin de masse comme le furent Rom avant la chute .Les entreprises, les salariés, ainsi que ceux mis aux bancs de touche sont les acteurs de leur propre soumission et que leur pouvoir de liberté est condamné par ceux qui financent, soignent, arment, protègent,etc. les mercenaires. Leurs plans d'illuminés ont été perpétrés à maintes reprises dans l'histoire, les citoyens devraient comprendre qu'il est plus important de savoir quels ont été les employeurs de ces pseudos intellectuels qui ont le mensonge pour arme et qui vous disent être contre la haine mais sont les premiers à applaudir la déstabilisation des Pays en balayant grâce à nos putains de bombes leurs infrastructures, qui créent entre autres une recrudescence de pauvreté et une augmentation de délinquance, qui une fois conditionnés deviennent des mercenaires utilisés contre nos intérêts et ceux des pays bombardés pour légitimer encore plus de bombardements permettant l'enrichissement financier et idéologique des coupables à tous les niveaux Et que ni Mr Soral ou Dieudo ne sont antisémites par leur propos courageux ils disent que certains juifs utilisent des juifs et autres communautés pour s’enrichir comme le font de façons identiques des musulmans,des chrétiens,etc sans oublier les athées
    Transmescars un simple ouvrier carrossier qui assaille de se documenter autrement que par les médias de masse informant que dans la direction voulu par leur big boss et du pouvoir en place sinon gare aux coups tordus

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